Fedora 28 – Test en dur de la version KDE

Si vous avez suivi mes aventures dans l’article précédent, j’ai débranché la Arch sous palliatifs hier soir. A peine le temps de verser une petite larme (ou ça devait être la condensation de la topette de Battin -bière Luxembourgeoise- que j’ai dépucelée en prévision de la configuration), que la clé USB contenant la hier encore RC de Fedora 28 s’insérait comme Papa dans Maman dans le porc (oui la faute est volontaire) pour une preste installation. En effet, le PC sur le billard hier était TsarBomba, le streumon qui est mon PC fixe, donc fallait pas trop traîner. Passer la soirée sur le laptop en 15 pouces ne m’enchantait guère, maintenant que deux écrans de 24 pouces ne demandent plus que se faire chatouiller les prises HDMI pour envoyer du susucre dans les mirettes. Et comme le montre l’image de l’article, pour un amoureux des Bouledogues comme moi, ils ont des arguments hyper convaincants.

Cuvée de l’année ou Piquette bouchonnée?

KDE est un environnement que j’adore. Malgré sa réputation de clicodrome ça reste un des environnements les plus configurables. Sa souplesse est impressionnante. Mais pour en profiter pleinement, une bonne intégration est nécessaire. Hélas, Fedora est spé’ GNOME, et leur fournée du Pied en version 3 est généralement nickel. C’est donc avec appréhension (sans avoir pu tester en VM, la Arch n’en était plus capable) mais avec ce petit goût sucré d’aventure que j’ai procédé à l’installation.

Installation :

Ceux qui m’ont suivi sur Tux n Vape avant mon éjection départ (un peu des deux en fait) savent tout le bien que je pense de blivet, le partitionneur de Fedora. Représentation graphique claire, foultitude d’options (RAID, LVMs, Volumes et sous-volumes BTFS les doigts dans l’nez, prends ça dans ta mouille Calamares), ce truc devrait être de série sur toutes les distros, tellement c’est pratique et pas chiant. Contrairement au laptop et ses 3 SSD qui nécessitent de faire touche-pipi avec LVM si on veut les lier, ici il n’était question que d’une installation sur un seul SSD. une partition /boot, une pour /boot/efi et une / chiffrée pour le home et c’est torché.

Mon souci avec les Arch like à l’installation se situait très souvent au niveau de l’installation de GRUB. Dès qu’un truc un peu particulier était mis en place (LVM chiffré par exemple, voir uniquement chiffrement des fois), c’était la foire à la connerie au reboot, qui se réglait généralement par un chroot sur l’installation et un tour sur le wiki d’Arch pour la ligne de commande imbuvable nécéssaire pour reclaquer une installation sur une base UEFI. Ici point de tout cela, le laptop et son setup compliqué de partitionnement n’avait pas fait peur au duo blivet + anaconda lors du claquage de la 27 dessus. C’est pareil pour cette 28. Y’a plus qu’a attendre (pas longtemps sur SSD) pour que ce soit fini. Au reboot, ça démarre.

Je ne vais pas vous faire l’affront de mettre un screen d’un bureau KDE par défaut comme on en voit plein, donc voici une photo de Bouledogues, oui encore.

Utilisation

Après quelques heures passées dessus, j’ai (presque) aucun regret avec Fedora 28 KDE. A l’utilisation générale, y’a rien à reprocher. Ça tient la route sans problème. Le KDE fourni ne souffre d’aucun bug. L’offre logicielle se complète facilement en rajoutant le dépot RPMfusion, qui est un exemple de dépot externe bien tenu. En effet, depuis maintenant quelques temps, il y a 3 canaux d’installation et de mises à jour; un pour la version stable actuelle, un pour la branched qui est la future Fedora version +1, et un autre pour la testing continuelle qu’est rawhide, ce qui permet pas mal de souplesse dans l’utilisation d’une Fedora.

Dans les bons points, la possibilité de faire les mises à jour directement depuis la barre de notification. Le gestionnaire de MAJ qui se fait oublier après avoir cliqué sur installer est quelque chose que j’apprécie.

Un p’tit clic et c’est parti !

Ce KDE ne se traîne pas non plus. Malgré les programmes que je charge au démarrage (Konversation, Discord et 3 onglets de terminal), l’environnement se lance rapidement. Peut être un effet placebo, mais ma Arch était un poil moins rapide à mes yeux. L’installation du driver nVidia se fait sans coup férir. Je n’ai rien eu à faire hors installer le driver proprio pour désactiver le pilote libre. Tout se fait tranquillement.

Il existe aussi un outil créé par la communauté, Fedy (https://www.folkswithhats.org), qui permet graphiquement d’installer des logiciels

Un clic, et c’est parti (bis)

Dans les points noirs, Discover, qui permet d’installer des logiciels venant aussi bien des dépôts que de plateformes de flatpack (flathub), n’est pas super stable. J’ai eu quelques échecs qui passaient en revanche bien sur le deuxième point noir, l’ergonomiquement et esthétiquement dégueulasse dnfdragora.

Agrogrom !

Point noir perso, l’installation du moteur de thème QtCurve est buggée. Le rapport de bug a été fait. Je suis l’affaire pour retrouver mon thème complètement transparent. Nostalgique d’Aero de Win7? Complètement.

Harnaché au baquet ou sur un siège éjectable?

Au final, cette distribution tient la route. A voir dans la longueur et après quelques montées de versions dans les dents si elle tient jusque là (j’espère, je choisis justement une fixed pour pas avoir à réinstaller tout les 3 mois suite à une mise à jour surprise qui me casse le système pour raisons x ou y dépendantes ou pas du système) mais les 1res impressions sont très bonnes, pour cette édition dont l’environnement n’est pas celui de prédilection de son orga’ mère. Mais s’teuplait, rends moi QtCurve.

Reviens-Moi ! Ô moteur de thème qui fout esthétiquement la misère à GTK
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2 réflexions au sujet de « Fedora 28 – Test en dur de la version KDE »

  1. Hello, Je j’aurais aimé savoir si tu garde activé Selinux ? Et sinon, la mise à jour s’est bien passée ?

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