Distribution : Pourquoi j’ai choisi Manjaro

Quand on entre dans le monde merveilleux de GNU/Linux, un des détails qui frappe le plus est la multitude de systèmes disponibles. Allant des classiques Ubuntu, Fedora, Arch aux plus spécialisées comme Scientific Linux, en passant par des DGLFI (Distribution Gnu/Linux Franchement Inutiles – Terme inventé par Frederic Bezies) monstrueusement non-fonctionnelles, le choix est vaste. Point faible par le fait de la dispersion des talents en développement qui font leur truc à droite à gauche, c’est aussi un point fort car il y aura forcément quelque chose adapté à votre usage.

Pour ma part, je me considère comme utilisateur avancé fainéant. Je sais dépanner un système qui m’affiche des injures en blanc sur fond noir, j’aime malgré tout quand tout fonctionne en touchant un minimum, tout en gardant une marge de manœuvre pour bidouiller, optimiser et modifier. Après mon dépucelage libriste sur la vénérable ubuntu, j’ai comme beaucoup changé d’OS, manie connue sous le sobriquet de distro-hopping (action de changer de distribution, de système) assez souvent, en passant sur des champs de bugs (car ça plante tellement, blague de geek/10) dont l’espérance de vie sur le disque dur ne dépassait pas 2 heures. Au final, après des errances et quelques belles histoires (Ah, Fedora), j’ai posé mes valises chez la grande Manjaro.

Pour les curieux, ayant un setup matériel et une organisation un peu exotique, je n’ai pas utilisé de live CD graphique car l’installateur calamares souffre encore de quelques manques de fonctionnalités. C’est armé du couteau entre les dents que je me suis plongé dans la Manjaro Architect.

La bestiole principale est un laptop gamme Jean-Gamer de chez Asus :

I7 6700 HQ

16 Go de RAM

Geforce 960M (configuration en utilisation exclusive du GPU nVidia – La flemme de démarrer le GPU nvidia manuellement)

3 SSD – 1 de 128 Go – 2 de 256 Go

Qui a été partitionné en liant les 3 SSD dans une “mégavolume” comprenant une partition /boot, une /efi et /

/ chiffré avec LUKS

 

Certes j’aurais pu prendre n’importe quelle distro avec un installateur les gérant. Mais Manjaro permet de bidouiller façon Arch tout en étant dans l’utilisation de tout les jours très simple à maintenir. Les mises à jour peuvent se gérer avec une interface graphique (pas trop mal foutue) et on peut également faire certaines tâches d’administration également en graphique. Certains environnements comme KDE Plasma (celui que j’utilise) poussent l’intégration des outils d’administration de Manjaro dans son panneau de configuration.

Manjaro, comme sa grande soeur Arch, n’a pas peur quand on met les mains dans le cambouis. Beaucoup d’optimisations ou de commandes ressemblant à des incantations sataniques pour le profane s’appliquent à Manjaro. Il sera parfois nécéssaire d’adapter un petit peu, mais quelqu’un un minimum calé saura se débrouiller. Ceci dit, un système Manjaro sans ces commandes barbares reste pleinement fonctionnel.

Pour finir, comme dit précédemment, chaque utilisateur est unique et a de fortes chances de trouver chaussure à son pied. Au final peu importe le nom, tant qu’on est à l’aise pour profiter de la puissance (et des dramas youtube) que propose le libre.

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4 réflexions au sujet de « Distribution : Pourquoi j’ai choisi Manjaro »

  1. A cause/grâce à toi, j’ai testé pour la première fois la Manjaro en VM.

    ça m’a convaincu de vouloir l’installer à la place de debian sur mon pc portable (3go de ram et Core2Duo) 🙂

  2. Welcome to the wonderful world of Manjaro, et bienvenue dans le monde merveilleux du blog également 🙂

    De la part d’un blogger converti à Manjaro il y a bientôt 4 ans maintenant.

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